Combas - Orchestre rouge

Prix

9 500,00 € TTC

Artiste COMBAS Robert
Technique Sérigraphie
Support / Matériau Papier fait main Moulin de Larroque
Format 73 x 100 cm

"Orchestre rouge"

Sérigraphie originale réhaussée et collage.

Signée et numérotée par l'artiste.

En vente une H.C dédicacée.

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LA SERIGRAPHIE

Dernière venue, la sérigraphie est dérivée du procédé bien français du « pochoir » : celle-ci permet à l’artiste de couvrir un écran de soie des formes de son choix, les contours des formes seront obstrués et, dès lors, la couleur choisie ne passera que là où le dessin existe, à l’endroit. Ainsi, l’artiste n’est-il pas obligé de penser son œuvre retournée. Il est libre du choix de la couleur, encre mate ou peinture brillante ; celle-ci se dépose sur le papier et son séchage est une opération importante puisqu’elle n’est pas enfoncée dans le papier par pression.

Biographie de COMBAS Robert:

Robert Combas passe son enfance et son adolescence à Sète (Hérault), dans une famille aux convictions communistes1. Il est issu d'une famille de 6 enfants, il est le fils d'un père ouvrier et d'une mère agent d'entretien. Il arrête l'école à 17 ans. De 1975 à 1979, il étudie pendant cinq ans à l'école des beaux-arts de Montpellier2 après avoir étudié aux Beaux-Arts de Sète pendant un an avec Éliane Beaupuy-Manciet.

Dès son entrée aux Beaux-Arts, Combas apporte une esthétique novatrice. Alors que l’art conceptuel domine la production artistique française, il prend le contre-pied du courant dominant et s’attache à redéfinir l’utilisation de l’espace, de la couleur et de la figuration. Partant du principe que « tout a, de toute façon, déjà été fait », Combas s’approprie les grands poncifs de l’art, et ouvre ainsi de nouvelles possibilités dans la voie d'un retour à la figuration.

Dès 1977, Combas peint la série des « Batailles », sujet complet et toujours d’actualité, puis poursuit, entre autres, avec ses appropriations de la figure de Mickey Mouse. Il crée ensuite le « Pop Art Arabe ». Cette expression de son invention désigne des œuvres aux airs de publicités « des pays sous-développés », marquées de fausses écritures arabes. Son esthétique est à l’époque assez brute et influencée par tout ce qui occupe sa vie de jeune adulte : télévision, rock, BD, sexe…

Combas passe son diplôme des beaux-arts en 1979 à Saint-Étienne. Bernard Ceysson est membre du jury, il lui propose de participer, l'année suivante, à l'exposition « Après le classicisme » au musée d'art moderne3.

Robert Combas et Hervé Di Rosa sont originaires de Sète. Dans cette ville, ils créent, en 1979, en compagnie de Catherine Brindel (Ketty), la revue Bato, « œuvre d'art assemblagiste et collective ».

Parallèlement, Combas et Ketty forment, avec Buddy (le frère d'Hervé Di Rosa), un groupe de rock, Les Démodés, qui connaît un succès d'estime dans le sud de la France.

Alors que Combas étudie aux beaux-arts de Montpellier (où enseignent Dominique Gauthier et Daniel Dezeuze), Di Rosa s'inscrit à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. C'est là qu'il rencontre François Boisrond. Par l'intermédiaire du père de ce dernier, ils font la connaissance du critique d'art Bernard Lamarche-Vadel qui leur propose de participer à une exposition dans l'appartement qu'il doit quitter ; c'est « Finir en beauté », en 1981. À cette occasion, Lamarche-Vadel leur présente Rémi Blanchard, qu'il avait eu comme étudiant à l'école des beaux-arts de Quimper. Cette exposition, à laquelle participent également Jean-Charles Blais, Jean-Michel Alberola, Denis Laget et Catherine Viollet, constitue le véritable point de départ de la figuration Libre.

L'expression « figuration libre » est trouvée, au cours de l'été de 1981, par l'artiste Ben qui a invité Combas et Di Rosa à exposer dans sa galerie de Nice (« 2 Sétois à Nice »). Ce mouvement regroupe quatre artistes « légitimes », Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Hervé Di Rosa, et le solitaire, Ludovic Marchand.

L'exposition « 5/5, Figuration libre France/USA » organisée en 1984 par le musée d'Art moderne de la Ville de Paris consacre officiellement cette mouvance en la confrontant à la génération des « graffitistes » new-yorkais (Jean-Michel Basquiat, Crash, Keith Haring, Kenny Scharf). On peut mesurer à cette occasion ce qui réunit mais aussi ce qui distingue les peintres américains des français. Dans le catalogue de l'exposition, Otto Hahn4 tente de définir les affinités des deux groupes :

« Mon intérêt pour les Américains, Jean-Michel Basquiat, Crash, Keith Haring, Kenny Scharf, et pour les Français Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Hervé Di Rosa, auxquels s'ajoutent les photographes Louis Jammes et Tseng Kwong Chi, ici regroupés sous le sigle de figuration libre, vient de la vitalité joyeuse qui se dégage de leurs travaux. Alors que la peinture déborde d'attitudes nobles et de sentiments tragiques, le "puérilisme" affiché des nouveaux venus donne le sentiment d'une libération. »

En juin 1987, il rencontre Geneviève à l'âge de 30 ans, il l'a comparé directement à sa muse. Grâce à elle, il redécouvre l'amour et fait ses retrouvailles avec la peinture dans un nouveau style dégoulinant avec l'utilisation de l'acrylique. Il a adopté ce style coloré après un incident.

L'esprit de la figuration libre [modifier | modifier le code

Cette nouvelle génération de peintres est animée par un enthousiasme et une désinvolture qui contrastent avec la sévérité des années 1970 (art minimal et conceptuel, Arte povera, Supports/Surfaces, etc.). Cependant, à la différence de la Transavangardia italienne et des néo-expressionnistes allemands, ces peintres ne se réfugient dans aucune nostalgie. Ils s'inscrivent sans honte ni culpabilité dans l'actualité de leur temps, avec un style coloré, graphique et simplifié inspiré de la bande dessinée, de la science-fiction, des dessins d'enfants et de la culture des banlieues.

Les artistes de la figuration libre restent cependant moins influencés par les graffitis que les Américains. Leur peinture fait davantage référence aux « arts populaires » : monstres et robots pour Di Rosa ; art brut et imagerie arabe et africaine pour Combas ; contes et légendes, cirque pour Blanchard ; publicité et objets industriels pour Boisrond.

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