Kijno - La liberté du monde - Livre objet, 2004

Prix

3 600,00 € TTC

Artiste KIJNO Ladislas
Technique Sérigraphie
Support / Matériau Papier fait main Moulin de Larroque
Format 45 x 35 cm

"Livre objet" "La liberté du monde" de 2004.

Coffrage en plexi-glass comprenant 5 sérigraphies originales froissées et collées. Elles sont signées et numérotées par l'artiste.

Papier sérigraphié froissé et collé sur du papier fait main Moulin de Larroque.

Intervention manuelle avec collage. Chaque pièce est unique.
Les textes sont de Ladislas Kijno.

Tirage à 99 exemplaires.

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LA GRAVURE AU CARBORUNDUM OU LE PROCEDE GOETZ

 

HISTOIRE

Né d’une famille franco-américaine en 1909 le peintre Goetz, pour pallier aux difficultés de la gravure, se lance dans la recherche d’une technique qui n’utilise pas l’eau.

Il met au point en 1967, après 10 ans d’effort, la gravure au carborundum.

 

DEFINITION ET PRINCIPE

Le carborundum (carbure de silicium) est une émanation combinée de silicium et de carbone, qui se trouve cristallisé dans la nature et s’apparente au charbon.

Il se présente sous forme de grains plus ou moins fins et a la particularité de durcir très fortement les matières avec lesquelles il est mélangé.

Le graveur dépose sur le métal ou autre support (plexiglass,) une pâte composée de résine plastique (ou autre) et de carborundum en grains. Une fois séchée, cette matière extrêmement dure présente un relief. Il ne s’agit donc pas d’inciser une plaque. La planche sert ici uniquement de support à la matière ajoutée, laquelle est modelée d’aspérités en creux et en relief. Cette matière a l’avantage de retenir les encres avec une grande variété de nuances et de structures.

A partir de ce support, le procédé d’impression est identique à celui de la taille douce à ceci près :

-        L’encrage peut s’effectuer tant sur les reliefs que dans les creux,

-        La forme donnée à la « matrice » défonce le papier et lui imprime sous l’effet de la presse (jusqu’à 17 tonnes de pression) son négatif ainsi que les couleurs appliquées à la main,

-        Le papier à la cuve plus épais (600 gr) et humidifié au préalable pour l’assouplir, est

 

APPLICATION

Le procédé Goetz utilisé par les peintres prend de l’ampleur dans le monde entier.

Ses variations d’application et ses possibilités techniques sont quasi-infinies. Chaque artiste réinvente et adapte le procédé Goetz ouvert aux expressions les plus diverses.

Miro, Clavé, Papart, Coignard, Hélénon, Brisson, Cottavoz ont notamment appliqué ou travaillent encore avec ce procédé toujours nourri d’innovation.

Naturellement, il est possible de combiner la gravure au carborundum avec toutes les autres techniques de l’estampe.

Biographie de KIJNO Ladislas:

Ladislas Kijno (1921-2012)

Peintre français né à Varsovie en 1921.
 Sa famille s’installe dans une petite ville du Pas-de-Calais, Nœux-les-Mines, en 1925. Il étudia la philosophie, avec notamment Jean Grenier, puis fréquenta l’atelier de Germaine Richier dans l’après-Seconde guerre mondiale. Il fonde le groupe Cadran en 1950, avec Paul Gay et se consacrera uniquement à la peinture à partir de 1954.

Sa rencontre avec Louis Aragon et Francis Ponge en 1943 l’a également amené à beaucoup œuvrer en collaboration avec des poètes. A cette même époque, il débute une longue correspondance avec Paul Claudel.

A la fin de la guerre, il expérimente les premiers papiers froissés qui le feront connaître internationalement.

En 1949, il participe avec quelques-uns des plus grands artistes de la première moitié du xxe siècle - Henri Matisse, Georges Braque, Fernand Léger, Georges Rouault, Jean Bazaine, Germaine Richier, entre autres - à la décoration de l’Église d’Assy (Haute-Savoie) : il peint une Cène pour la crypte.

En 1955, Kijno brûle la totalité de ce qu’il a peint depuis deux ans (250 toiles) et part s’établir à Antibes où, en 1957, Dor de la Souchère, ami de Nicolas de Staël et de Pablo Picasso, prend l’initiative d’organiser la première grande exposition Kijno, au Musée d’Antibes.

Installé en région parisienne depuis 1958, Ladislas Kijno a, au fil des décennies, multiplié les vaporisations en peinture et s’est imposé comme l’un des maîtres de la technique dite du froissage. Il devient membre du comité directeur du Salon de Mai à partir de 1958 et participera régulièrement aux principaux salons parisiens tels Réalités Nouvelles, Comparaisons, Grands et Jeunes d’Aujourd’hui, Art Sacré, …

Les expositions se multipliant tant en France qu’à l’étranger, Kijno s’intéresse de plus en plus à des projets d’envergure autour de l‘art mural. Il réalise une grande mosaïque avec Luigi Guardigli pour le collège Louise-Michel de Saint-Etienne-du-Rouvray, en 1968.

D’innombrables hommages habitent ses créations : Nicolas de Staël, Nelson Mandela, Galilée puis Gagarine ; mais encore les combats aux côtés des peuples algériens ou vietnamiens, mais aussi Tahiti, la Chine, l’île de Pâques.

Ses recherches lui feront également réaliser une synthèse entre les techniques traditionnelles de la peinture et les découvertes industrielles, notamment dans le domaine de la vaporisation et des colorants. Ladislas Kijno a beaucoup travaillé par séries. Il à sans cesse voulu rejeter le fossé creusé entre abstraction et figuration, créant un monde personnel, utilisant signes et courbes qui semblent créer une mythologie moderne.

En 1974, Kijno participe à la réalisation de grandes structures colorées avec Albert Féraud, Pierre Gastaud et Michel Guino.

Il a participé à la biennale de Venise en 1980, où il présente 30 toiles froissées monumentales sous le titre Théâtre de Néruda. Cet ensemble sera ensuite exposé au Palais Royal de Caserte, à l’Arrengario de Milan, au musée d’art contemporain de Dunkerque, au centre Noroît d’Arras, à la fondation Pernod, au musée de Toulon et à la maison de la culture de Montbéliard avant d’être définitivement installé au Grand Palais de Lille.

Dans les années 1990, il travaille à la rose du portail de Notre-Dame de la Treille de Lille. Elle sera achevée 9 ans plus tard... En 1991, un numéro de la revue L’Amateur d’Art lui a été en partie consacré, avec en particulier un entretien avec Jean-Pierre Thiollet, intitulé : « Ladislas Kijno : "Je suis un moine de l’Art !" ».

En 2005 paraît Le Berceau de Phénicie, un long poème de François Xavier dans lequel le peintre proposa deux versions enlacées dans les vers (l’une proche du style naïf, l’autre plus aérienne et sœur de la calligraphie japonaise).


L’œuvre de Kijno a fait l’objet de plusieurs films, en particulier de Gérard Szabatura, Dominik Rimbault, Daniel le Comte, Raoul Sangla, Agostini et Georges Marti ; et a été présenté de nombreuses fois à la télévision et à la radio par Micheline Sandrel, Michel Lancelot, Jacques Chancel, Yves Mourousi, Jean Bertho, Bruno Vouters et José Artur…

Il décède le 27 novembre 2012 à Saint-germain en Laye.

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